7 mars 2013

C'est l'histoire d'une jupette...



Bien que mini, je l'avais repérée avant même sa sortie en boutique. Elle sentait bon le printemps et les fleurs qui dansent dans les champs sur leurs longues tiges à la faveur du vent doux d'avril. Elle avait une dominance bleue qui correspondait parfaitement à ma période stylistique du moment. Je suis comme Picasso avec les fringues et les yaourts : j'adore un truc que j'abhorre ensuite. Par exemple, je suis capable de vouer un véritable culte aux yaourts avec des morceaux de fruits dedans avant de trouver ça juste vraiment pas terrible parce qu'autant manger un fruit avec un yaourt, tu vois ? 

Je la regardais souvent sur mon écran d'ordinateur avec envie et cupidité. Quoi ? Il faut renouveler le contrat d'entretien de la chaudière parce que si l'appart crame à cause de la cocotte on n'est pas assurés ? Hm, hm. Ça attendra le mois prochain parce que là, tu vois, j'ai un truc bien plus important à faire. Quoi ? M'acheter une jupe. Je suis une fille qui sait parfaitement placer les priorités dans un ordre d'importance cruciale pour la protection de son bonheur : à quoi bon vivre avec une chaudière entretenue si c'est pour mettre des jupes de l'an dernier ? Helloooooooooo ! Je préfère encore mourir. Je suis une fille assez radicale parfois dans mes choix. 

La dite-jupe est alors sortie en boutique et sur l'e-shop de Roseanna, les deux copines créent vraiment des trucs de guedin (c'est mon côté bad girl, le verlan). Sauf que j'étais pas la seule sur le coup. Quoi ? Y-aurait-il d'autres filles aussi lookées que MOI ? Si tu en fais partie (quoique, ça m'étonnerait fort), sache que je suis modeste : j'accepte de ne pas avoir la primeur du style. Bienvenues donc à celles qui savent s'habiller autrement que comme des provinciales qui vont acheter leur baguette le dimanche matin en peignoir (belle-maman, je vous aime). 

La jupette de mes rêves éveillés m'est donc passée sous les narines... Plus de 36 en une petite journée. Rien. Niente. Nada. (je suis trilingue, je t'avais pas dit ?). Qu'à cela ne tienne ! A moins que ça ne s'écrive Casse-la ne tienne ? (J'ai un BAC L, je t'avais pas dit ?). Par un samedi après-midi, je fonçai en vélib' (je suis une grande sportive) au Centre Commercial rue de Marseille à Paris pour y dégoter la jupette en 38 avec l'espoir qu'une couturière (ou un couturier, je ne suis pas macho) puisse de ses habiles mains mettre la jupette à ma taille. 

J'essaie le machin bien trop grand. La super sympatoche et jolie vendeuse me dit que oh ça devrait le faire si je vais voir la couturière avec qui le magasin travaille, rue de Lancry juste à côté. J'achète la jupe, court rue de Lancry, une boule dans le ventre, des papillons dans les yeux et supplie la couturière de m'aider. Elle me dit d'enfiler la jupe, met des épingles pour réduire la taille et me balance un cordial lundi soir ça vous va ? Et comment !

Le week-end est long. Le lundi arrive. Je cours chez la couturière. Elle me donne mon paquet. Je rentre chez moi. J'essaie la jupette. Je saute de joie. Y'a des mains de fées qui ont exaucé mon rêve. A vous, chère madame la couturière, je dis MERCI. 

11 commentaires:

  1. Elle est super belle, comme toutes leurs collections d'ailleurs...!
    Par contre le mois prochain, pas de petite veste hein, il reste la chaudière ^^
    Bises et belle journée !

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    1. Ahahah ! Oui, je saurai résister à la tentation !!!
      Bises !

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  2. On aura droit à un look avec la jupette ? :-)

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  3. qu'est ce qu'elle est belle !!!!

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  4. Magnifique jupette et je suis sûre qu'elle te va parfaitement!

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  5. sublime !!!!! hâte de la voir porté !

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    1. Bientôt, bientôt ! Dès qu'il fera moins froid :-)

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  6. Tu as une belle écriture.
    Je vois bien des nouvelles ou chroniques.
    Olivier

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Merci de votre passage sur CCCandCo. :-)